mercredi 17 novembre 2010

150° Vente des Vins des Hospices de Beaune

"Une position unique entre le business et la charité" !


On a très souvent dit que les cours de la vente des vins des Hospices de Beaune reflétaient la tendance du marché. Toutefois, il faut se méfier d'une telle opinion qui risquerait d'induire en erreur un observateur si celui-ci venait à oublier que cette vente ne représente qu'une "goutte d'eau dans la mer" : 180.000 bouteilles sur les 192 millions produites en Bourgogne.


Cela veut dire que la Vente des vins n'a jamais été en contradiction flagrante avec les cours. Elle anticipe, car très précoce, soit à la hausse, soit à la baisse, une demande qui fixe le prix par rapport à l'offre et la quantité supposée d'un millésime. Les écarts entre le prix moyen d'une cuvée des Hospices et celui d'une cuvée de la même appellation varient généralement entre 1,5 et 5,5 fois le prix du marché. Si l'on regarde plus en détail, l'écart est généralement moins important sur les grands crus (Bâtard-Montrachet, Mazis-Chambertin) que sur les appellations villages 'Savigny les Beaune, Beaune ou Meursault).


Si les acheteurs du monde entier acceptent de payer plus cher, c'est qu'ils adhèrent à l'esprit caritatif de la vente. Comment expliquer autrement le succès de la pièce charité qui a atteint en 2007 la modique somme de 65.000 € pour un Beaune 1° cru ? ; avec les frais d'élevage, cela ramène le prix de la bouteille à 216 €.


C'est de plus pour l'acheteur une certaine reconnaissance et aussi une forme de publicité. La plupart d'entre eux organisent quelques mois plus tard, une nouvelle vente caritative de cette pièce mise en bouteilles.

L'arrivée de Christie's obeît à un objectif : apporter une image de luxe à un produit de moyenne gamme qui est bien travaillé, et lui faire bénéficier d'une communication haut de gamme à travers le monde !..


Enfin avant de suivre l'évènement dimanche prochain 21 novembre, tout un chacun pourra pousser les portes de l'exposition générale qui se déroulera au Palais des Congrès de Beaune. On pourra découvrir le nouveau 2010 ; il faudra être néanmoins être attentif car la vendange a été tardive cette année, et le vin devrait donc se goûter plus sévèrement.

Donc, bonne vente à tous !



La recette du Chef : "Oeufs en meurette façon Bernard Loiseau"

Ingrédients pour 4 personnes :

8 oeufs

320 gr de beurre

75 cl de vin rouge

400 gr. d'oignons + 80 gr de beurre

10 cl de vinaigre de vin rouge

sel et poivre

Progression

* sortir le beurre du réfrigérateur suffisamment tôt pour qu'il ne soit pas trop dur et le couper en morceaux.

* verser 75 cl de vin rouge dans une casserole et faire réduire jusqu'à obtenir 10 cl (soit environ un verre).

Incorporer le beurre petit à petit en fouettant.Goûter et rectifier l'assaisonnement. Couvrir et mettre de côté.

* Verser 2 litres d'eau dans une casserole, ajouter le vinaigre de vin rouge. Faire chauffer en surveillant, car le mélange ne doit pas bouillir. Maintenir le frémissement.

* Casser chaque oeuf dans un bol et les faire glisser délicatement, l'un après l'autre, sans attendre, dans l'eau frémissante.

* Les laisser pocher ainsi 3 minutes. Les plonger aussitôt dans l'eau froide pour arrêter la cuisson.

*Emincer les oignons et les faire cuire doucement avec 80 gr de beurre.



Dressage : Réchauffer la sauce au vin rouge sur un feu très doux en fouettant vivement. Déposer deux oeufs par personne sur les oignons, ajouter la sauce, agrémenter d'un brin de persil, et servir aussitôt.

A déguster avec un bon Vosne Romanée, ou un blanc type Saint Bris (Sauvignon).



Marie Thérèse HOQUET/CELLIER DES CHAUMES

lundi 23 août 2010

RECOLTE BOURGOGNE 2010

"rien n'est encore joué !"

Pluie, fraîcheur, gel en décembre : le millésime 2010 est-il menacé ?

En attendant le ban des vendanges, les vignerons scrutent le ciel avec une pointe d'anxiété. Seule certitude, les semaines à venir seront cruciales. C'est pendant cette période que le raisin atteindra sa maturité : l'acidité va diminuer et le sucre augmenter. L'équilibre de la récolte se résume en partie par cette équation. Toutefois, pour en savoir plus, il convient de récapituler les mois qui viennent de s'écouler.

L'hiver tout d'abord, marqué par un forte gelée dans la nuit du 19 au 20 décembre. Sur certaines parcelles les ceps gelés atteignent 60 % de pertes. Le printemps ne s'est pas montré plus clément, notamment fin mai et début juin, où la fleur se transforme en fruits. Nous avons alterné des périodes chaudes et fraîches avec la pluie, d'où une importante "coulure". Certaines fleurs ne se sont pas transformées en fruits. De plus, le millerandage a accentué ce phénomène : certains grains sont petits et resteront petits. D'où une certaine hétérogénéité dans les parcelles.

De plus, il semble que ceci delà, quelques pointes de moisissure commencent à apparaître.

Traditionnellement, la vendange débute 100 jours après la fleur (ou la floraison des lys), soit mi ou fin septembre.Or, ces dernières années, nous avions été habitués à vendanger plus tôt (fin août en 2003).

Toutefois, ne soyons pas pessimistes, si nous avons un peu de chaleur et un vent du nord en septembre, ainsi que de la luminosité pour faire mûrir, la récolte sera certe plus limitée, mais généralement saine.

Donc, en conclusion, le seul risque que l'on court, c'est de faire moins, mais bon.

C'est tout le mal que nous souhaitons à la Bourgogne.



Marie Thérèse HOQUET/CELLIER DES CHAUMES

mercredi 28 avril 2010

LA VENTE DES HOSPICES DE NUITS ST GEORGES

NUITS SAINT GEORGES 2009 : un millésime d'exception !.

la 49° vente des vins du domaine des Hospices de Nuits-Saint-Georges qui s'est déroulée le 28 mars dernier, dans le Cellier du Clos de Vougeot, restera gravé dans les annales
Avec une augmentation record de 44,37 % soit un prix moyen de 4.650 € la pièce, l'effet millésime constaté lors de la vente des Hospices de Beaune, s'est confirmé et renforcé.
De mémoire de Bourguignon, on avait rarement vécu une vente aussi excitante. Mais aurait-il été raisonnable de délaisser un produit de cette qualité ?. Certainement pas. Preuve que les vins sont bons et prisés;
"Cette hausse ne reflète pas le marché , mais elle confirme un millésime d'exception", analysait un acteur de la manifestation qui, comme beaucoup de ses confrères a été séduit par la qualité de cette 2009.
Espérons que ce millésime contribuera à l'assainissement du marché, et à une relance tant attendue par l'ensembe de la profession.

Marie Thérèse HOQUET/CELLIER DES CHAUMES

vendredi 8 janvier 2010

CHABLIS : le royaume du Chardonnay

Aux portes d'Auxerre, le Chardonnay trouve à Chablis un terrain propice aux Blancs racés, frais et minéraux. Le vignoble de Chablis occupe plus de 4.000 hectares.L'équilibre fragile de la météo est contrebalancé par l'exposition, l'inclinaison mais surtout par la nature des sols (sédiments calcaires et coquillages fossilisés ou mélanges sable, argile, et marnes).
D'où des vocations très typiques pour les différentes qualités de Chablis : dès l'apéritif pour se "mettre en bouche", avec des plats d'écrevisses ou de langoustines roties, ou plus atypique avec une lotte à l'américaine ou des beignets de calamars au curry.
Au Cellier des Chaumes, nous vous proposons des vins provenant du Domaine Vrignaud :
* Petit Chablis 2008: couleur jaune pâle , c'est un vin frais et très fruité au parfum de menthe et de réglisse, avec un arôme de pamplemousse. A boire dès maintenant !.

* Chablis 2007 : vin à la robe jaune doré, il dégage un délicat bouquet de citron vert et fleur de tilleul. En bouche, il offre des arômes minéraux typiques de pierre humide. Il peut aussi bien accompagner des poissons, des viandes blanches que du fromage de chèvre.

* Chablis 1° cru Fourchaume 2007 : robe or pâle, bouquet minéral légèrement citronné et beurré. Il offre en bouche de délicieux arômes acidulés qui laissent présager un bel avenir. Pour accompagner volailles rôties ou à la crème.

Une recette proposée par un restaurant réputé de Chablis : la nage de rougets et huitres au vin de Chablis :
pour 4 personnes :
24 huîtres - 4 rougets de 200 gr - 1 dl de Chablis - 1 poireau - 1 carotte - 2 échalottes - 4 tomates cerise- 1 branche de persil - 40 gr de beurre - poivre.
Ouvrir les huîtres en conservant l'eau de mer à part. Ciseler finement les échalottes. Tailler carotte et poireau en fine julienne. Peler les tomates. Ecailler et lever les filets des rougets, puis les détailler en forme de losanges réguliers. Faire jaunir sans coloration les échalottes et la julienne, puis ajouter le Chablis et la moitié de l'eau de mer.Mettre à cuire les filets de rougets dans ce bouillon ; en fin de cuisson, ajouter les huîtres pour les tiédir. Dresser les filets et les huîtres dans une assiette creuse. Dans la sauteuse, ajouter la julienne de poireau et monter légèrement avec le beurre, y ajouter les tomates, et finir de dresser. Rectifier l'asssaisonnement , et finir avec une branche persil.

Pour réaliser cette délicieuse recette, ou accompagner vos autres plats, adressez-vous au CELLIER DES CHAUMES à Messanges.

Marie Thérèse HOQUET

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mercredi 18 novembre 2009

VENTE DES VINS DES HOSPICES DE BEAUNE 2009

Pour les professionnels la récolte 2009 apparaît comme un millésime d'exception. Il ressemble à toutes ces années 1999, 2002 et même 2005, avec en plus la quantité. Toutefois, le contexte global est morose. Les affaires sont toujours difficiles, même s'il y a un mieux à l'export. Dans ces conditions il faudrait une baisse des prix significative afin de relancer le marché. Mais, comme chaque année l'équilibre entre les désirs d'une profession, et la charité, vocation de cette vente, est toujours délicat.
Et les résultats de la 149° vente des vins le confirment : + 20,38 % !....
Il est vrai que le mode d'adjudication de Christie's, par la répartition pièce par pièce des lots a joué pleinement son rôle. Mais ce qui a pour effet de contrarier les négociants qui parlent pour certains de "non-sens économique". Au fur et à mesure de la vente, les particuliers l'emportent sur les professonnels, et les prix ne cessent de flamber. Toutefois, chaque achat correspond à un numéro, et on reste dans le flou de l'anonymat. C'est dommage, on a enlevé l'aspect théâtral de la manifestation : on ne sait pas qui achète quoi ! A l'heure de vendre les deux pièces "du président", Patrick Bruel , Andrea Casiraghi et soeur Marie-Emmanuel Minot font leur show et mettent le feu aux enchères : la charité est bien là. Après ce coup d'éclat, c'est un véritable embrasement et la première série des vins rouges donne le tournis avec 35 % à mi-vente. "Nous sommes surpris par cette hausse" glisse L.F Latour, président des négociants de Bourgogne, qui avait prôné une baisse.
Après les rouges, la série des vins blancs était moins prisée (Pouilly Fuissé, Saint-Romain, Meursault) Finalement, la vente des chardonnay accusait une baisse de 2,8 %.
Les rouges allaient clore la vente en affichant une hausse de 31,12 % .Le prix moyen de la pièce était finalement en progression de 20,38 %!
Le millésime 2009 laissera son empreinte dans l'histoire des Vente des Hospices de Beaune.

Marie-Thérèse HOQUET au CELLIER DES CHAUMES

mercredi 12 août 2009

RULLY : des vins blancs de grande classe au Cellier des Chaumes

Le village de Rully, au coeur de la Côte Chalonnaise (en Saône et Loire), revendique le lignage géologique de la Côte d'Or. Ce village, qui produit en vin blanc les deux tiers de ses 350 hectares, possède un terroir capable de faire passer les meilleurs de ses blancs pour des premiers crus de Côte de Beaune lors d'une dégustation à l'aveugle. En effet, le chardonnay, maître des lieux, a fait la notoriété de ces vins dotés d'une belle tension minérale tout en offrant beaucoup de richesse. Parmi les climats les plus recherchés, nous trouvons en premiers crus "les Cloux" "le Clos Saint Jacques" et "les Margotés".

Le Rully 1° cru Margotés que nous propose le Domaine Anna et Jean Claude Brélière, révèle des arômes fins et mûrs, à la fois de pêche et d'aubépine. Richesse, velouté, et fraîcheur en bouche. L'équilibre parfait !.

Venez consulter notre site internet, pour découvrir ce beau vin parmi tant d'autres.

Marie Thérèse HOQUET au CELLIER DES CHAUMES

vendredi 3 juillet 2009

LE MARSANNAY ROSE : UNE NOUVELLE RE-DECOUVERTE AU CELLIER DES CHAUMES

Le second week end de juin, certains viticulteurs ouvrirent leurs portes pour faire connaître leurs vins et les différents produits gastronomiques locaux.
Parmi les différents lieux où nous fûmes accueillis, j'ai retenu le Domaine HUGUENOT de Marsannay la Côte. Il est vrai que ce village ne jouit pas du prestige d'autres appellations. Toutefois, cette cave, très bien organisée, avec des propriétaires sympathiques et compétents, a tout pour plaire. Une belle palette d'appelations :

- le Marsannay Rosé : tendre et fruité, allie vivacité et légèreté. On y retrouve le caractère très affirmé du Pinot Noir, qui classe ce vin parmi les meilleurs de France et du monde. Idéal en cette période estivale, et pour proposer un produit "de classe".

- le Marsannay blanc : ample et gras, très persistant en bouche, se présente avec une belle robe or pâle et révèle des parfums subtils de citronnelle, ananas et jasmin. Une magnifique expression du chadonnay récolté sur ces coteaux.

- le Marsannay rouge, de couleur intense, élégant, offre une belle association de tannins avec finesse et bouquet de mûre sauvage et de cassis. Il se décline également en différentes "climats" : la Montage, Echzots, Champ Perdrix.

- le Charmes-Chambertin : grand cru, mêle élégance et finesse, a un fond de puissance et de solidité qui lui permet de vieillir lentement pendant de longues années.

Cette visite nous a permis de sélectionner ces vins afin de vous les proposer sur notre liste.

Marie Thérèse HOQUET/CELLIER DES CHAUMES